Découverte du rôle de la protéine GPR4 dans la régulation du CO2

Tout comme une voiture, le corps humain se doit d’évacuer le CO2 (dioxyde de carbone) qu’il produit lorsque les muscles (cœur, poumons, etc…) travaillent.

L’une des caractéristiques du Syndrome d’Ondine réside dans le fait que le corps est incapable de détecter les changements de CO2. Une mauvaise évacuation de ce gaz lors de la respiration présente de graves conséquences sur la santé. C’est ce qui se passe chez nos enfants lorsqu’ils s’endorment et « oublient » de respirer. Une équipe de recherche internationale a identifié cet été une nouvelle protéine, la GPR4, située dans le tronc cérébral, capable de percevoir le niveau de CO2 dans le corps humain.

Tel un baromètre, cette protéine détecte les changements de CO2 dans le corps et ajuste le niveau recommandé. Les chercheurs ont noté que lorsque la GPR4 n’est pas présente dans les neurones, 65 % du CO2 produit n’est pas détecté, ce qui a pour conséquence de sérieux désordres respiratoires.

L’identification de cette protéine est une avancée majeure dans la recherche d’un traitement sur le Syndrome d’Ondine, puisqu’il sera maintenant possible de développer de nouveaux traitements mieux ciblés pour les problèmes respiratoires d’origine neurologique.

La Protéine GPR4 a été identifiée par une équipe de chercheurs internationale incluant principalement des chercheurs du CHU de Québec Université Laval, le plus important établissement de santé du Québec

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