Projet ProgestVentil – UMR_S1158 Inserm/UPMC – Pitié-Salpêtrière
Ce projet a pour origine l’observation fortuite d’une récupération de la capacité à
augmenter la ventilation lors d’une hypercapnie – un excès de gaz carbonique dans
l’organisme – chez des patientes Ondine traitées par désogestrel (un progestatif) dans un but
contraceptif (Straus et al., 2010). Notre objectif est de décortiquer les mécanismes par
lesquels le désogestrel renforce la ventilation afin de déterminer au mieux s’il est d’une part
envisageable de l’utiliser pour corriger les troubles ventilatoires des patients Ondine et
d’autre part de dégager les meilleures conditions possibles pour son utilisation.

Nos travaux menés chez l’animal ont d’ores et déjà permis de proposer 1/ que le
progestatif augmente la ventilation de base en interagissant au moins en partie avec des
neurones dits sérotoninergiques localisés dans une région du cerveau dénommée bulbe
rachidien (JOUBERT et al., 2016 ; LOISEAU et al., 2017 ; Thèse de doctorat de Fanny
JOUBERT) et 2/que le progestatif augmente la réponse ventilatoire au gaz carbonique par
une action impliquant une autre région du cerveau, le diencéphale (LOISEAU et al., 2014 ;
LOISEAU et al., 2017 ;Thèse de doctorat de Camille LOISEAU).

Nos travaux actuels sont axés sur la détermination des conditions les plus favorables
à l’observation des effets stimulant du progestatif sur la ventilation des animaux afin
d’appliquer ces conditions à des patients Ondine.