Recherches de traitements sur la souris « Ondine »

Inserm UMR1141/Université Paris Diderot, Hôpital Robert Debré, Paris

 

Les recherches antérieures ont permis de produire des souris porteuses de la mutation génétique la plus fréquente observée chez les patients Ondine : la mutation PHOX2B +7 Alanines. Ces souris présentent les principaux symptômes de la maladie et meurent rapidement faute de ventilation mécanique. Les recherches expérimentales (« in vivo« ) sur ces souris portent sur l’analyse de leur respiration et d’autres anomalies autonomes (activité cardiaque, thermorégulation).  La prise en charge néonatale des souris mutantes requiert d’importants développement technologiques (réanimation, exploration fonctionnelle, etc..), ces outils n’existant pas sur le marché. Nous étudions la possibilité de ventiler mécaniquement ces souris pour les étudier plus longtemps et tester sur elles des traitements destinés à améliorer leur fonction respiratoire.

 

Les molécules candidates pour ces traitements expérimentaux proviennent de deux sources. La première source provient des recherches effectuées par des équipes française (Jeanne Amiel, Paris) et italienne, Isabella Ceccherini (Gênes) sur des cellules cultivées in vitro et porteuses de la mutation PHOX2B. Ces recherches ont montré que certaines molécules peuvent atténuer les conséquences néfastes de la mutation PHOX2B au niveau des cellules. La question est de savoir si ces effets bénéfiques obtenus au niveau de la cellule in vitro s’accompagnent de résultats sur la fonction respiratoire chez la souris vivante in vivo. Une autre molécule testée, le désogestrel provient des travaux de l’équipe partenaire de la Pitié-Salpêtrière.